Installation d’un jeune agriculteur « bio » sur un terrain du Département des Alpes-Maritimes

Signature de la convention de mise à disposition d’un terrain départemental situé à Levens, derrière la Gendarmerie, sur lequel va s’installer un jeune agriculteur « bio ».

Fierté car les agriculteurs incarnent la richesse de notre terroir, perpétuent des savoir-faire ancestraux tout en cherchant sans cesse à innover, et veillent au quotidien à la très grande qualité des productions.

Fierté, aussi, car il est toujours réjouissant d’accompagner l’installation de jeunes incarnant l’avenir de l’agriculture, porteurs d’un projet de qualité, et contribuant à l’activité économique des communes des Alpes-Maritimes.

N.B. : ce terrain constitue l’une des compensations agricoles transférées depuis le terrain de la Baronne, dans le cadre du transfert du MIN. L’accès a été réalisé par la Métropole en juin 2017, soit un coût de 357 920 € HT dont une subvention départementale de 125 272 € votée en 2015. Le terrain abrite également une bâtisse en ruines susceptible d’être restaurée. Quant aux parcelles contiguës à vocation forestière, dont le Département est propriétaire, elles pourront être valorisées ultérieurement, par exemple pour de l’agrotourisme.

Suite à une commission tripartite incluant le Département, la Chambre d’agriculture et la Direction départementale des territoires et de la mer (et associant la commune de Levens), la candidature retenue pour occuper ce terrain de plus de 2,1 hectares est celle de M. Nils MANIOULOUX.

Âgé de 24 ans, Nils MANIOULOUX est titulaire d’un BTS agronomie productions végétales, et a travaillé successivement à l’AMAP d’Ollioules en 2016 et chez un maraîcher à Roquebrune-sur-Argens en 2017.

 

Son projet agricole consiste :

  • en une exploitation maraîchère biologique sur 6 000 m² en plein champ et 1 000 m² de serres (pour lesquelles il a déjà déposé un permis de construire) ;
  • en une production arboricole fruitière bio (pommiers, abricotiers, pêchers, cerisiers, poiriers) ;
  • en l’élevage de poules pondeuses (prévu dans un 2e temps).

Cette production sera vendue en privilégiant les circuits courts, à savoir :

  • Les marchés (notamment celui de Levens) ;
  • Les restaurants locaux ;
  • La plateforme d’approvisionnement en produits frais locaux « 06 à table », développée par le Département avec la Chambre d’agriculture. Ce dispositif, qui fait le lien entre les producteurs locaux et les gestionnaires des cuisines scolaires des collèges, répond à un enjeu à la fois éducatif (sensibiliser les élèves aux goûts et aux saisons), économique (proposer aux agriculteurs un marché important et stable) et environnemental (limiter les pollutions liées aux transports).

Le Département a procédé en ce début d’année au débroussaillage du terrain au travers de l’intervention de FORCE 06.

Le Département va aider Nils MANIOULOUX à plusieurs autres niveaux :

  • Avec l’établissement d’un bail emphytéotique qui se substituera à la présente convention de mise à disposition, afin qu’il puisse s’installer de manière durable sur le terrain ;

La convention provisoire consent la mise à disposition à partir du 1er février pour une durée de 18 mois, avec une redevance mensuelle de 15 €, mais le bail sera proposé dès la Commission permanente de cet automne (dossier en cours d’instruction, la durée souhaitée par le bénéficiaire est de 41 ans).

  • Avec l’obtention de la dotation jeune agriculteur (il pourra ainsi prétendre à une bourse à l’installation de 10 000 € du Département) ;
  • Avec 10 visites techniques gratuites pour l’accompagner dans son installation, négociées avec la Chambre d’agriculture et la Fédération départementale des groupements de développement agricole ;
  • Avec les aides du programme AIME, au taux de 60 % auquel il pourra prétendre (car il répond aux critères jeune agriculteur, bio et zone de montagne).

Le Département est heureux de matérialiser ici son engagement en faveur de l’agriculture, dans la continuité des aides déjà déployées sur Levens dans ce domaine.

Le Département aux côtés des producteurs azuréens

Les Alpes-Maritimes disposent d’une agriculture dynamique :

  • 1 675 exploitations agricoles ;
  • 162 000 hectares utilisés pour l’agriculture ;
  • Un chiffre d’affaires d’environ 70 M€.

Le Conseil départemental a mis en place une politique ambitieuse pour la conforter : elle mobilise en 2018 une enveloppe d’1,7 M€.

Elle correspond à un choix d’avenir : celui de bâtir, aux côtés de la Chambre d’agriculture (à laquelle notre collectivité octroie cette année 50 000 €), un tissu agricole dense, compétitif et innovant.

Mise à l’honneur des lauréats azuréens du Concours général agricole organisé à Paris (cérémonie organisée le 12 mars dernier au Département).

 Cette année, 11 représentants des Alpes-Maritimes ont reçu 20 médailles (11 d’or, 8 d’argent et une de bronze).

 Accompagnement de la modernisation des exploitations au travers du programme AIME :

  • 457 dossiers ont été traités depuis 2009 pour près de 7,6 M€ ;
  • Des aides maintenues en 2018 : 7 dossiers pour 145 621 € (malgré la loi NOTRe, nous avons conventionné avec la Région pour conserver ce dispositif) ;
  • Près de la moitié des médaillés du Concours général agricole 2018 ont bénéficié de ces aides ces dernières années.

 

Le Département c’est aussi

L’aide aux agriculteurs, notamment les plus jeunes, à s’installer :

  • Avec une majoration de 10 % du taux d’aide départementale aux investissements des jeunes agriculteurs (porté de 40 % à 50 %, et jusqu’à 60 % en zone de montagne) ;
  • Avec le confortement de la dotation jeune agriculteur de l’État pour atteindre le plafond autorisé. 80 bourses ont été attribuées depuis 2009 pour 702 000 €, dont 5 en 2017 à des agriculteurs bio pour 40 000 € (depuis la loi NOTRe, cette mesure ne peut concerner que des installations bio) ;
  • Avec une mobilisation auprès des communes (près de 2,5 M€ depuis 2009) pour des investissements concernant des équipements pastoraux et la constitution de fonds agricoles.

 

 promouvoir l’agriculture bio et l’innovation, avec :

  • Le soutien à l’investissement de 148 exploitations bio depuis 2009 pour plus de 2,1 M€, et les bourses à l’installation de 38 jeunes agriculteurs bio pour 330 150 € ;
  • Le programme Agribio 06 qui a reçu 15 000 € en 2018 ;
  • Un engagement pour le CREAT, centre de recherche de la Chambre d’agriculture, dont les travaux de reconstruction sous maîtrise d’ouvrage départementale se déroulent cette année à la Baronne (livraison estimée en juin, visite de chantier prévue le 30 mars prochain).

 

garantir un élevage de qualité pour :

  • La surveillance sanitaire des troupeaux et productions (soutien aux services vétérinaires, financement des actions de prophylaxie, analyse des prélèvements sanguins…) ;
  • Le fonctionnement de l’abattoir du Mercantour :
  • Budget global 2018 de près d’1,2 M€ ;
  • Participation départementale en 2018 de 547 722 € ;
  • Tonnage annuel moyen depuis 2014 : 190 (177 en 2017, avec un redressement à partir du 2nd semestre) ;
  • Étude pour la création d’un atelier de découpe sur le toit : 300 000 à 400 000 € d’investissements estimés.

 

Encouragement à l’apiculture au travers du Plan apicole départemental destiné à protéger la santé des abeilles, développer les ressources mellifères, soutenir la filière apicole et sensibiliser les différents acteurs et le public.

Combattre les fléaux touchant les agriculteurs :

  • Xylella Fastidiosa, une bactérie qui attaque environ 200 espèces végétales et dont une meilleure connaissance par la recherche forme aujourd’hui notre priorité ;
  • Le frelon asiatique, une menace pour la filière apicole, et plus largement l’agriculture et la biodiversité (un séminaire s’est tenu aujourd’hui même au Département sur ce sujet) ;
  • Le loup, dont les attaques sont très nombreuses dans le 06 (905 attaques et 3 323 bêtes tuées en 2017) ;
  • Les intempéries, notamment celles de 2014 et 2015, où FORCE 06 a aidé les agriculteurs les plus touchés.

 

Valorisation de l’agriculture auprès d’un large public :

  • À travers notre soutien aux manifestations agricoles et rurales (40 000 € par an) ou encore aux concours fromager et oléicole départementaux ;
  • À travers le label « Fiers de nos agriculteurs » destiné à promouvoir les produits de qualité primés et reconnus et à valoriser le mérite de nos producteurs engagés dans des démarches de qualité contrôlées ;
  • À travers la plateforme « 06 à table » (45 producteurs et 22 collèges sont concernés à ce jour ; 79 tonnes ont été livrées depuis début 2017).