Le site officiel de la commune de Levens s’enrichit d’une nouvelle rubrique…. Désormais les élus de l’opposition auront droit de citer dans cet espace commun et pourront y exprimer leurs remarques, leurs propositions ou leurs critiques.
Ainsi le veut la loi et nous devons nous en réjouir car c’est un pas important pour la démocratie locale et un progrès pour l’information de nos concitoyens. Ce n’est cependant qu’un petit réajustement dans un monde de l’information communale singulièrement déséquilibré. En effet, l’opposition, pour qui un Levensois sur deux a voté lors des dernières élections municipales, n’a pratiquement aucun moyen officiel de s’exprimer, sa présence dans le bulletin municipal ne lui est consentie que de façon purement symbolique et l’utilisation par elle d’autres supports (comme Villes et Villages) est tout simplement impensable. Or, si l’opposition est à l’écoute des Levensois, elle veut aussi s’en faire entendre.
L’ouverture de cette rubrique sur le site municipal est donc un progrès appréciable et les élus de l’opposition entendent bien mettre cette tribune au service des Levensois.

"Levens pour tous"

Totalement blanchi ? Vraiment ?

« Le maire de LEVENS totalement blanchi »… tel était le titre d’un article de  Nice Matin paru le 22 mars dernier. Cet article faisait écho au jugement rendu par la Cour d’Appel d’Aix en Provence le 20 décembre 2017.

Il faut rappeler que neuf contribuables et non pas neuf « opposants politiques » avaient été autorisés à déposer plainte contre Monsieur VERAN pour le compte de la commune, et uniquement en cette qualité, par jugement du Tribunal Administratif de Nice en date du 30 mars 2012. Le Tribunal administratif, puis le juge d’instruction avaient  considéré que  l’attribution irrégulière, par le bail conclu en 2009, à la société NSC, sans publicité ni mise en concurrence, sous la forme d’un bail de location, de l’exploitation du site municipal de stockage de déchets inertes, d’une capacité de 8 000m3 par an, pour une rémunération mensuelle de 1 500€ complétée par la mise à disposition de la Commune de 300 tonnes de remblais, « est un acte contraire aux dispositions législatives ou règlementaires ayant pour objet de garantir la liberté d’accès et l’égalité des candidats dans les délégations de service public et est de nature à procurer un avantage injustifié à la société NSC.» (délit de favoritisme)

N’en déplaise à Nice  Matin et à M. Véran, il ne s’agit donc pas d’une vengeance d’opposants politiques mais de décisions de magistrats professionnels.

Les neufs contribuables de LEVENS, qui ont estimé le manque à gagner pour la commune à 1,4 millions d’euros, ne contestent pas le caractère définitif de l’arrêt rendu par la Cour d’Appel d’Aix En Provence en date du 20 décembre 2017 visé dans l’article précité. Ils entendent cependant souligner, contrairement à l’analyse qui en a été faite, que la prescription de l’action publique ne signifie pas que la Cour d’Appel a « innocenté » Monsieur VERAN. Cela signifie que pour les faits visant le bail de 2009, l’action publique n’a pu être exercée en raison d’un délai trop long écoulé entre les faits et la plainte.

Aucune juridiction de jugement n’a donc pu se prononcer sur les éléments constitutifs de l’infraction et « blanchir », pour reprendre les termes de l’article, définitivement Monsieur VERAN. La relaxe pour ces faits n’a été la conséquence que de cette règle de procédure qu’est la prescription. Rien d’autre.

 

Grand Pré, peau de chagrin

Les travaux continuent sur le Grand Pré, le réduisant jour après jour sans qu’aucune délibération n’ait été prise à ce sujet, ni au conseil municipal de Levens, ni à la Métropole Nice Côte d’azur. Aucun dépôt de demande d’autorisation n’a été fait, ni aucune communication du dossier aux habitants et aux élus qui en ont fait la demande.

Il s’agit de plus d’un véritable camouflet infligé à la justice. En effet, par jugement du 16 mai 2012, le tribunal administratif de Nice avait annulé la délibération du 5 décembre 2009 du Conseil Général des Alpes Maritimes qui autorisait des travaux similaires, donnant raison à l’ADSL (Association de Sauvegarde de Levens), qui, avec de nombreux habitants avait critiqué le projet d’aménagement du Pré lors de l’enquête publique de juin 2009. Cette décision du tribunal n’ayant pas été contestée, elle est devenue définitive.

Rappel.

Dans le dernier numéro d’Infos Levens le billet de l’opposition a été purement et simplement supprimé. Jusqu’ici, la volonté du maire d’entraver le droit d’expression de son opposition consistait à imposer des délais de remise de textes et à réduire la place qui leur était accordée. Un pas supplémentaire, beaucoup plus grave, a été accompli avec cet acte de censure.

Cette décision illégale a privé les Levensois d’informations intéressantes. Ils auraient ainsi pu apprendre que :

-Le tracé du PLU, dans le quartier de l’Ordalena, fait un écart qui rend constructibles deux terrains qui jusque là ne l’étaient pas. Nous notions, sans aucune arrière pensée que ces deux terrains appartenaient au fils du maire.

-Le jugement de la Cour d’Appel Administrative de Marseille reconnait la zone de l’Orte entre les 2 ruisseaux Nord et Sud comme entièrement inondable et demande que le PPRI (Plan de Prévention du Risque Inondation) soit modifié pour en tenir compte. Aucune construction ne pourra y être édifiée. Ce qui met fin aux tentatives d’y implanter un ensemble immobilier d’importance mais laisse une ardoise de quelque 600 000 euros à la communauté.

-La justice n’a pas blanchi le maire de Levens (comme il le clame haut et fort) de l’accusation de favoritisme dans l’affaire de la déchetterie (un contrat qui lèse gravement la commune).Le juge a estimé que M. Véran ne pouvait plus être poursuivi compte tenu du délai de trois ans écoulé (à vingt-quatre heures près !). Cela ne fait pas de notre maire un innocent. La forme l’a emporté sur le fond. Les neuf plaignants ont donc décidé, unanimement, de faire appel. Rien n’est joué.

–  Le plus grave est à venir. Il s’agit, bien sûr, du projet immobilier des Traverses (147 logements, quelque deux cent cinquante voitures supplémentaires). Il est impératif  de faire échec à cette entreprise démesurée, que rien ne justifie et dont les effets catastrophiques déborderont le cadre de notre commune et concerneront Tourrette, Saint André, La Roquette et Saint Blaise..

Jadis, sur un projet comparable, le maire a dû reculer face à la mobilisation des Levensois. Aujourd’hui, plus de 800 d’entre eux ont déjà signé une pétition manifestant leur refus de ce projet dévastateur. Il faut que l’histoire se répète et empêcher que l’entêtement d’un seul l’emporte sur la volonté de tous.

Pour signer la pétition : https://www.change.org/p/vivi-levens-non-au-projet-les-traverses-levens

Quel bonheur d’avoir un maire bâtisseur !

Lors de la dernière cérémonie des vœux aux Levensois, Eric Ciotti formulait le souhait que Levens garde son caractère de village de l’arrière pays. Quelques jours plus tard, le maire de Levens, dans un discours de deux minutes prononcé au cercle républicain de Saint Antoine de Siga, disait son inquiétude devant le vieillissement et le déclin de la population de Levens, déclin qui, selon lui,    menace d’entrainer la suppression d’une classe de  l’école. Un message codé.

Traduction : nous avons besoin de nouveaux habitants ; conséquence : il est urgent de construire ! Comment mieux justifier le projet de programme immobilier des Traverses et ses quelques 150 logements ?  Et comment  mieux répondre au souhait de monsieur Ciotti ?

Notre maire omet de signaler que notre commune est, à quelques dizaines d’habitants près, proche de dépasser le seuil des cinq mille âmes, seuil au-delà duquel s’appliquera la loi Besson et donc, entre autre, l’obligation d’a  ménager une aire d’accueil pour les gens du voyage.

Il y a plus grave. M. Véran qui se proclame maire bâtisseur est d’abord et surtout un maire emprunteur. Ses grands travaux, dans lesquels, à l’évidence, ne figure pas l’entretien de nos routes,    conduisent aujourd’hui la commune à une situation alarmante.  Les chiffres officiels faisaient  apparaitre en  2016 un endettement de presque huit millions d’euros, soit 1601 euros par habitant. Plus du double de celui observé dans les communes de même importance (769 euros). Le gros des remboursements va courir jusqu’en 2045  et concerne, pour une bonne part, des Levensois qui ne sont pas encore nés… joli cadeau aux générations futures. Quant à la génération  actuelle, elle peut s’attendre à une substantielle augmentation de ses impôts. Alain Juppé stigmatisait il y a peu les « dépenses outrancières des élus locaux ». Pas de doute, le maire de Bordeaux doit connaitre Levens.

Quant au maire de Levens il apparait comme une lointaine réincarnation de Louis XV dont le règne avait débuté par un irresponsable « que la fête commence » et s’était terminé par un cynique : « après moi le déluge »…

Espérons que la comparaison s’arrête là. Louis XV a régné cinquante neuf ans.

Première pression à froid.
Nice Matin 9 avril, le maire de Levens fait monter la pression et annonce le prochain déménagement des installations de la
coopérative oléicole vers le site de la Gumba (curieux choix, la Cumba est qualifiée au Plan de Prévention des Risques
Inondation comme présentant un « aléa fort d’inondation » et la zone est busée sur 500ms alors que le PPRI interdit les busages de
plus de 10ms…:). Un déménagement justifié, précise-t-il, par la vétusté des matériels et des locaux et leur localisation en zone
urbanisée.
Doublement faux ! Le moulin, installé au rez-de-chaussée du bâtiment est équipé d’un matériel performant, rénové aux normes
européennes. Le premier étage, où se multiplient les signes d’abandon dénoncés par le maire, appartient…à la commune !
Autre argument : la situation du moulin en zone urbanisée. Faux encore ! Le terrain est vierge de toute construction. Mais il est
situé au coeur d’un projet d’urbanisation du maire qui porte sur quelques 150 logements ! Là est le véritable enjeu.
Le déménagement du moulin n’est vital que pour ce projet. Le maire propose donc son transfert dans un local, propriété de la
commune, charge aux coopérateurs de l’équiper avec un nouveau matériel. En résumé : donnez-moi bâtiment et terrain,
assumez les frais, je me charge du reste ! A savoir, céder ce terrain aux aménageurs pour y réaliser une opération de plusieurs
dizaines de millions d’euros. Beau marché de dupes. : L’ « échange » proposé par la commune aux coopérateurs constitue donc
la clef d’un montage financier, le bonus confortable qui rend l’opération juteuse pour les aménageurs.
L’affaire est jouée ? Loin de là, car le moulin n’est pas un moulin communal. Créé en 1905, constitué en coopérative, il appartient
à ses 200 adhérents. Eux seuls décideront.
Reste qu’au-delà du marché de dupes proposé par le maire c’est le devenir de toute la commune qui se joue. Cent cinquante
logements c’est un accroissement brutal de près de 10 % de la population levensoise !. Question : Qu’est-ce qui pousse le maire
à vouloir berner ses administrés et à engager sa commune dans une dérive aussi aventureuse ?

Dix-huit ans de réflexion !

C’est le temps qu’il aura fallu à la municipalité pour relancer un projet de rapprochement avec le village anglais de Levens dans la magnifique région du Lake district au nord ouest de l’Angleterre. En  1997 déjà, un instituteur levensois, Patrick Amouyal, découvrait au cours d’un voyage familial un Levens anglais. Contacts, échanges, à la fin de l’année toute la classe de M. Amouyal se rendait à Levens (United Kingdom). L’année suivante les jeunes Anglais furent à leur tour reçus à Levens (06). Le rapprochement était fait, le jumelage envisagé. C’était compter sans l’indifférence du maire de l’époque, Mr Véran et de son adjointe aux écoles, Mme Castells.

Aujourd’hui, il est de nouveau question de créer des liens, d’établir des contacts, d’ouvrir un espace culturel, en un mot d’échanger. Levens U.K a tant à nous offrir ! Un village charmant, un château de rêve entouré d’un jardin consacré depuis trois siècles à l’art topiaire et une population qui pratique un art de vivre paisible.

Belle perspective, mais nous, qu’avons-nous à offrir à nos amis d’outre-Manche ? Des chantiers et des programmes immobiliers digne d’une banlieue ;  un jardin public où ne fleurit plus que le goudron ; des rues et des ruelles qui, même nettoyées, ont l’air à l’abandon ; un bien-être de plus en plus remis en question par les incivilités voire l’insécurité (six cambriolages durant l’été) ? Au total, un marché de dupes !

Notre combat, depuis des années, a été axé sur la volonté de faire de Levens un village dont nous soyons fiers. Aujourd’hui, nous en avons honte. Welcome in Levens (06).

Un quotidien à la dérive.
2015 restera comme une année tragique pour la France. L’année où, par deux fois dans notre pays, la barbarie, l’inculture et la haine ont fait couler le sang d’innocents, niant notre droit d’être libres et heureux. Devant des drames de cette ampleur il fallait rester uni, montrer notre cohésion, notre détermination. Cela fut fait. Magnifiquement.
Aujourd’hui, au regard de ces tragédies nos problèmes villageois semblent bien dérisoires. Que pèse le quotidien face à l’histoire ? La farce face à la tragédie ? On est tenté de dire : peu de chose. Sauf que l’émotion passée c’est toujours le quotidien qui l’emporte. Et notre quotidien à Levens, c’est-à-dire notre qualité de vie, notre environnement, se dégrade inexorablement.
Le bitume ronge les grands près -zone naturel- route de Duranus les immeubles colonisent le vallon en attendant d’envahir le quartier des traverses et plus tard, peut-être, l’Orte, terre agricole. Les bétonneuses tournent à plein et notre maire affiche à la télévision sa superbe de « maire bâtisseur » incarnation croit-il, du dynamisme économique et de l’esprit d’entreprise.
La réalité est légèrement différente. Le dynamisme de M. Véran est surtout électoral et consiste, années après années, à cacher derrière des programmes d’ampleur les carences et les égarements de sa gestion.
En 2008 la construction d’un parking sur le socle du village à voulu faire oublier les immeubles qu’il projetait d’y construire. Coût, 4 millions d’euros.
En 2014 c’est le gymnase du Rivet qui a eu mission d’envoyer aux oubliettes 20 ans de promesses non tenues. Coût, 4 millions d’euros.
Si en 2008 le passage à la communauté urbaine avait permis de transférer le financement du parking sur le budget de Nice Cote d’Azur cette fois ce sera bien aux Levensois de payer le prix fort et d’assumer une dette par habitant déjà deux fois et demi plus élevée que la moyenne nationale ! Avec des emprunts à quarante ans le quotidien va paraitre bien long…
Comme décor de nos fêtes de fin d’année M. Véran avait fait s’échouer sur la place principale de notre village un morceau de banquise. Beau symbole quand on sait que les deux mots le plus souvent associés à celui de banquise sont : dérive et débâcle.